L’enjeu est de taille : face à des besoins d'investissement massifs : régénération du réseau ferroviaire, déploiement de l’ERTMS, électrification des bus… l’échelon européen sera aussi indispensable que le national pour les sept prochaines années de programmation.

Au programme il y avait :

  • Ouverture par le sénateur Jacques Fernique et Florence Sautejeau, déléguée générale de l'UTPF
  • Message vidéo du Commissaire européen aux Transports durables et au Tourisme, Apostolos Tzitzikostas European Commission
  • Laure Sansonetti, associée chez EY Consulting, a mis en perspective les besoins d’investissement identifiés par les rapports Draghi et Letta, à partir de l’étude qu’elle a réalisée pour le Parlement européen.

 Venait ensuite la table-ronde, qui a réuni :

  • Fabienne Keller, députée européenne et questeure du Parlement européen ;
  • Arash Saeidi député européen ;
  • Isabelle Vandoorne, cheffe adjointe de l'unité Mobilité urbaine, DG MOVE, Commission européenne ; 
  • Annika Degen, directrice du bureau de représentation auprès de l'UE du VDV ;
  • Thierry Mallet, président de l’UTPF et PDG de Transdev ;
  •  Message vidéo du ministre des Transports, Philippe Tabarot ;
  • Intervention finale de Clément Beaune, haut-commissaire à la Stratégie et au Plan, en grand témoin.

Cette conférence, riche en échanges, conforte l’UTPF dans sa mobilisation au niveau national et européen autour des questions budgétaires et de ses grands combats : 

  • Des financements européens à la hauteur des enjeux : cohésion sociale et territoriale, emploi, compétitivité, climat.
  • L’éligibilité de notre secteur à l’ensemble des dispositifs de la prochaine programmation budgétaire : MIE, futurs Plans de Partenariat Nationaux et Régionaux (PPNR), Fonds européen de compétitivité et programme Horizon Europe pour la recherche et l'innovation. 
  •  Au-delà de l’éligibilité, la priorité qui doit être donnée aux transports publics et ferroviaires, en particulier dans les deux grands fonds que seront le MIE et le futur PPNR français.

Sur le MIE : un budget qui doit encore être renforcé pour soutenir des projets ferroviaires incluant la régénération/modernisation du réseau existant au-delà de la seule construction de voies nouvelles ; et qui doit rendre explicitement éligibles les nœuds urbains comme maillons structurants du RTE-T.

Sur le PPNR : la mobilité qui doit y être explicitement éligible et prioritaire. Le développement des transports ferroviaires et des transports publics en milieux urbains, périurbains et ruraux doit être un pilier structurant de la politique de cohésion et les AOM doivent être soutenues pour leurs projets d'investissement, notamment pour l’électrification de leurs flottes de bus.
 

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